|
Née
le 29 janvier 1978, Marie-Michèle se passionne pour
le monde des taureaux depuis l’enfance. De formation
juridique, elle s’installe à Madrid en 2004 et
travaille en tant que stagiaire Avocat, tout en suivant des
cours de journalisme taurin en soirée. En 2005, elle
décroche son premier poste en tant que Juriste Conseil
en Droit des marques internationales ce qui lui permet d’asseoir
de façon stable sa vie professionnelle et, par conséquent,
d’organiser son activité annexe liée à
l’image.
Depuis
toujours, Marie-Michèle a vu sa vie entrelacée
à celle de ce monde de lumières qu’est
le monde taurin.
A l’âge de 3 ans, ses parents, qui ne parlent
pas un mot d’espagnol, décident de passer quelques
semaines de l’été 1981, à Alicante.
Elle assiste, alors, sur les genoux de son père, à
sa première corrida avec, entre autre, à l’affiche
Manzanares père. Elle avoue, néanmoins, avoir
gardé de cette époque un souvenir ludique bien
plus qu’artistique: les heures passées les yeux
rivés sur les poissons près des rochers, les
fêtes foraines au bord de la plage avec les autos tamponneuses,
les jackpots où les pièces trouées de
25 pesetas coulent à flot, la télévision
qui braye et surtout, la rencontre avec les gens de ce pays
qui l’enchantait déjà. Elle n’avait
que trois ans mais, sans le savoir, elle venait de découvrir
le pays de ses amours.
C’est
la tauromachie de Paco Ojeda qui la séduit et qui fait
d’elle, de façon irréversible, une adepte
de la planète des taureaux. On est en 1983, Marie-Michèle
n’a toujours pas l’âge pour occuper une
place dans les gradins, elle passe donc les Ferias de Nîmes
sur les genoux de ses parents.
Les voisins de spectacle de la famille racontent qu’il
était parfois difficile de retenir la gamine et de
l’empêcher de jeter chaussures, fleurs du jardin
- copieusement coupées du rosier familial - ou de dévaler
les gradins pour fouler le sable.
La
famille de Marie-Michèle aime les taureaux et les amis
de la famille également. Les soirs de Féria,
il y a d’abord la ballade sur le Jean Jaurès
puis, de peña en peña, pour terminer au cœur
du bonheur : la bodega de Sophie et de Jean Pierre. Marie
y croise les yeux verts d’Emilio Muñoz et la
saveur des soirées espagnoles. Plus tard, c’est
dans les jardins de l’Esplanade, à l’époque
des Chamaco, Jesulin, Sanchez Mejias, Caballero que Marie
vit les après courses dans la Caseta « Los de
Sanlucar ». Là, elle y croise les plus grands
toreros du moment, et joue au rythme des danses sévillanes
qui animent les soirées. Elle raffole de ces week-ends
de Pentecôte où la vie est rythmée par
les novillades et les courses de l’après-midi.
Il y a des calamars au menu et des steaks-frites, des toreros
qui passent et qui parlent la langue de l’été
de ses souvenirs.
De retour de Pampelune, les amis Philippe, Jackie et les autres,
ces gens qu’elle croit être des adultes sérieux,
viennent danser sur les tables de la maison.
Pour Marie-Michèle, les taureaux ont toujours représenté
cela : la joie de vivre, la fête, les couleurs, la chaleur
de la famille et des amis, le partage de moments précieux.
Plus tard, elle apprendra combien de sacrifices et de difficultés
se cachent derrière ce spectacle de lumières.
Mais, Marie est encore jeune, comme une enfant, elle ne voit
que le beau.
Marie
aime ce monde; Guy la laisse faire du tricycle sur la piste
du Colisée nîmois et lui montre le toril tandis
que Jean lui garde des oreilles et des queues de taureau.
Philippe, quant à lui, aide la jeune fille à
grandir en « afición ». Avant chaque corrida,
il attend Marie devant la porte du Palais de Justice de Nîmes
d’où il l’emmène directement aux
Arènes dans les coulisses du spectacle. Là,
dans le patio de cuadrilla, Marie regarde ces idoles, observe
ce monde qui la fascine. Puis, quand les aguazils sortent
en piste, elle se faufile dans les couloirs afin de retrouver
sa place sur un banc du Vomitoire 208.
Marie-Michèle a 8 ans, ses parents lui ont offert un
abonnement, elle a maintenant sa place à elle et se
régale à chaque course.
Les
années d’école passent, puis le lycée.
Le Permis de conduire lui ouvre l’accès aux routes
espagnoles en compagnie des copines.
C’est
à ce moment-là que Marie-Michèle devient
véritablement photographe car elle ressent le besoin
de rendre compte par l’image des émotions des
Arènes qu’elle découvre sur son chemin.
Son
premier périple donne naissance en 2002 à «
Toque de Luces » (Touche de Lumières), sa première
exposition, et lui offre l’occasion de découvrir
l’Espagne taurine.
Dès
son retour en France, elle entame parallèlement à
ses études universitaires une carrière de photo-artiste
spécialisé dans la tauromachie. Elle réalise
alors plusieurs affiches de la Féria d’Arles.
Elle confesse facilement être incapable de photographier
avec autant de sentiment ce qui n’a pas de lien avec
la tauromachie. La tauromachie devient, pour elle, un état
d’esprit, un art de vivre, une façon de concevoir
la vie.
Sur
les conseils du photographe Maurice Berho, elle commence par
les détails. Le raisonnement est celui de l’entonnoir
inversé, c’est à dire traiter proprement
le petit afin de pouvoir un jour traiter l’ensemble
avec beauté et sensibilité.
Aujourd’hui, Marie-Michèle reconnaît vouloir
transmettre dans ses photographies les détails qui
parfois échappent à l’œil du spectateur
captivé par cette danse sensuelle entre le taureau
et le torero. En effet, selon elle, les plus belles choses
sont dans les instants et détails éphémères
qui vous marquent pour la vie. La photographie a ce pouvoir
de rendre l’éphémère éternel
et cela lui plait.
Elle
visite au fil des saisons les élevages des alentours
de Jerez de la Frontera et se découvre un profond attachement
à cette terre andalouse.
Alors
que sa passion pour la photographie taurine grandit, la reconnaissance
de son travail dépasse les frontières.
Chaque
année, elle sillonne la péninsule ibérique
à la recherche du cliché idéal comme
les surfeurs suivent et cherchent la vague parfaite.
Elle
refuse quasi systématiquement des propositions de collaborations
avec la presse spécialisée et différents
sites Internet afin de préserver son indépendance.
Elle avoue préférer travailler en toute liberté
et n’être prête à céder à
ce principe qu’au profit d’un Torero dont elle
se sent capable de percer l’âme.
Le
premier torero à lui avoir fait confiance est Juan
José Padilla durant la saison 2002. Elle a également
travaillé pour Luis Alvarez, représentant de
différents toreros, ainsi que pour Antonio Corbacho
actuel mentor et agent de Alejandro Talavante.
Actuellement, son travail sur l’image va au-delà
de la photographie proprement dite puisqu’elle offre
également des services de conseil en image touchant
au droit audiovisuel, droit d’auteur, droit d’image
et autres.
Depuis
2005, Marie a souhaité confier ses intérêts
et la direction de sa carrière artistique à
Sophie Berthon. Elle a trouvé en Sophie le parfait
agent: professionnel et sensible à l’art. Ces
deux là forment une belle équipe, l’une
bohême et l’autre plus terre à terre.
Leur tandem est uni par un même projet : promouvoir
l’art taurin à travers les œuvres de Marie-Michèle.
L’artiste,
présente chaque année, depuis 2002, une nouvelle
exposition qui est accrochée sur les cimaises des plus
prestigieux hôtels taurins de France et d’Espagne,
accompagnée de textes écrits en français,
en espagnol, en italien et en anglais afin de permettre au
plus large public d'appréhender les couleurs de la
terre taurine.
Pour
découvrir les œuvres de Marie-Michèle,
rendez-vous dans la partie Expo
ou Galerie.
|